Le rapport d’Oxfam

Ami lecteur, souviens-toi. En janvier 2014, j’attirai ton attention sur le rapport de l’ONG Oxfam qui était publié juste avant le Forum économique de Davos. Comme nous sommes de nouveau en janvier, nouveau rapport.

Quelques données extraites de ce rapport

En 2014, les 1 % les plus riches détenaient 48 % des richesses mondiales, laissant 52 % aux 99 % restants1. […] Si cette tendance de concentration des richesses pour les plus riches se poursuit, ces 1 % les plus riches détiendront plus de richesses que les 99% restants d’ici seulement deux ans.

Cette assertion a été critiquée, notamment ici : Classe éco.

Il est vrai qu’il est difficile de définir les riches au niveau mondial (avec un patrimoine de 3000 $ vous êtes riches dans certains pays en développement et très pauvre en occident).

En revanche, les milliardaires en $, voilà une catégorie indiscutable. L’an dernier Oxfam a trouvé que 85 milliardaires possédaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité :

85 = 3 500 000 000

En réalité, il y avait une erreur dans les données du Crédit Suisse, ils étaient 92. Cette année ils sont 80. Le graphique ci-dessous montre la progression :

Graphique Oxfam

Comme l’an dernier, il s’avère que le patrimoine de ces super-riches augmente très vite, beaucoup plus vite que celui du reste de la population.

Le rapport décrit une activité importante de ces milliardaires : le lobbying pour influencer les états et les institutions internationales pour augmenter encore leur richesse  en ciblant plus particulièrement les industries pharmaceutiques :

En 2013, les secteurs pharmaceutique et des soins de santé ont dépensé plus de 487 millions de dollars dans des activités de lobbying aux États-Unis…

Le rapport compare également le coup de l’épidémie Ebola pour les pays africains touchés avec l’enrichissement d’un seul de ces milliardaires en un an :

Pour mettre le financement de la crise Ebola en perspective, la Banque mondiale estime que les coûts pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone représentaient un manque à gagner de 356 millions de dollars en 2014, et de 815 millions supplémentaires en 2015 si l’épidémie ne peut pas être contenue rapidement21. La plus forte hausse des revenus d’un seul milliardaire opérant dans le secteur pharmaceutique entre 2013 et 2014 pourrait suffire à payer trois fois le coût total estimé à 1,17 milliard de dollars pour la période 2014–2015. En l’espace d’un an, Stefano Pessina a vu sa fortune nette augmenter de 4 milliards de dollars (passant de 6,4 à 10,4 milliards de dollars), soit la plus forte augmentation parmi tous les milliardaires ayant des intérêts dans les secteurs pharmaceutique et des soins de santé.

Et le Stefano Pessina en question, c’est un italien qui n’est que 100ème sur la liste Forbes.

Mais le vrai problème, bien entendu, c’e sont les européens qui prennent leur retraite trop tôt.

Si vous voulez en savoir plus :

Mon article d’il y a un an

Le rapport Oxfam

La liste des milliardaires de Forbes

 

 

 

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